Le GR10 traverse la France d’un océan à l’autre en longeant la chaîne des Pyrénées, de Hendaye sur l’Atlantique à Banyuls-sur-Mer en Méditerranée. Grand classique de la randonnée itinérante française aux côtés du GR20, il offre un profil différent : plus long, moins technique, mais tout aussi exigeant sur la durée. Voici une fiche construite à partir du tracé réel et d’un relevé d’altitude complet.
Le GR10 en chiffres
Ces données couvrent l’intégralité du tracé, découpé en 9 grandes sections cartographiques, avec un relevé d’altitude point par point sur chacune (source : Open-Meteo Elevation, tracé OpenStreetMap).
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Distance totale | environ 926 km |
| Dénivelé positif cumulé | environ 48 850 m |
| Dénivelé négatif cumulé | environ 48 850 m |
| Altitude | de 2 m à 2 701 m |
| Départ / arrivée | Hendaye (Pyrénées-Atlantiques, océan Atlantique) — Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales, mer Méditerranée) |
Avec près de 49 000 m de dénivelé positif cumulé sur l’ensemble du tracé, le GR10 représente l’équivalent de plus de cinq ascensions du Mont Blanc réalisées bout à bout — un chiffre qui donne la mesure de l’engagement physique nécessaire sur la durée totale de la traversée, même si le dénivelé quotidien reste, en moyenne, moins intense que sur le GR20.
Combien de jours pour faire le GR10 ?
Le découpage traditionnel utilisé par la plupart des topo-guides et randonneurs itinérants compte généralement entre 45 et 55 étapes selon le rythme choisi, soit environ 6 à 8 semaines de marche continue pour une traversée intégrale d’Hendaye à Banyuls. Beaucoup de randonneurs choisissent de fractionner le parcours sur plusieurs années, par tronçons régionaux (Pays basque, Béarn, Bigorre, Luchonnais, Ariège, Pyrénées-Orientales), plutôt que de viser une traversée en continu.
Un profil très différent selon les massifs traversés
- Le Pays basque (départ Hendaye) : reliefs plus modestes, ambiance de moyenne montagne verdoyante, bonne mise en jambes avant les massifs plus élevés.
- Le Béarn et la Bigorre : cœur du massif, cols d’altitude, proximité du Cirque de Gavarnie et du Pic du Midi — la partie la plus fréquentée et la plus spectaculaire du parcours.
- Le Luchonnais et l’Ariège : secteur plus sauvage, moins fréquenté, avec une faune emblématique (isards, gypaètes).
- Les Pyrénées-Orientales (arrivée Banyuls) : transition progressive vers une ambiance méditerranéenne, avec le massif du Canigou en point d’orgue avant la descente vers la mer.
Difficulté et préparation
Le GR10 est globalement moins technique que le GR20 (moins de passages rocheux à mains nues), mais sa longueur et la répétition des dénivelés jour après jour en font une épreuve d’endurance sur la durée :
- Des étapes régulièrement au-dessus de 1000 m de dénivelé positif, notamment dans les secteurs de Bigorre et du Luchonnais.
- Une météo pyrénéenne changeante, avec risque d’orage l’après-midi en été et enneigement possible sur les cols les plus hauts jusqu’en juin.
- Une logistique de ravitaillement à anticiper : certains tronçons s’éloignent plusieurs jours des villages, nécessitant gîtes d’étape, refuges ou autonomie complète selon les secteurs.
- Une bonne condition physique d’endurance, plus que de la technicité pure, pour encaisser des semaines de marche consécutives.
Quand partir sur le GR10 ?
La période privilégiée s’étend de fin juin à mi-septembre, en fonction de l’enneigement résiduel sur les cols les plus élevés (jusqu’à 2 700 m sur certains passages). Juillet-août concentre la plus forte fréquentation et donc la plus forte demande sur les refuges et gîtes d’étape ; juin et septembre offrent une bonne alternative pour qui privilégie une ambiance plus calme, sous réserve de vérifier les conditions d’enneigement en début de saison.
Ce qu’il faut retenir
Le GR10 combine une distance conséquente (environ 926 km) et un dénivelé cumulé considérable (près de 49 000 m), pour une traversée pyrénéenne qui se mesure en semaines plutôt qu’en jours. Moins technique que le GR20 mais tout aussi engageant sur la durée, il se prête particulièrement bien à un fractionnement par massifs pour les randonneurs qui ne peuvent pas libérer deux mois d’affilée.
Données de tracé : OpenStreetMap (contributeurs) via Waymarked Trails. Dénivelé et altitudes calculés à partir d’un relevé d’altitude point par point sur les 9 sections du tracé (Open-Meteo Elevation).



